Voir aussi les madrigaux de la guirlande de julie (1641).
Antonio SPINELLI. 1864. Ce que disent les fleurs, sonnets. E. Dentu (Paris). p.95-96. - 2e éd 1884 : http://gallica.bnf.fr/...
- LE NARCISSE
- N'est-ce pas, flots d'azur, frais ruisseaux, sources vives,
- Phalènes, dont le corps semble fait de rayons ;
- Saules, qui vous penchez rêveurs le long des rives ;
- Guêpes, qui dans les Lys* trempez vos aiguillons ;
- N'est-ce pas, vents ailés, tièdes brises plaintives ;
- Alerte demoiselle, inconstants papillons ;
- Vers-luisants*, qui causez avec les fleurs oisives,
- Écloses le matin au revers des sillons :
- N'est-ce pas que, jamais, à l'aurore vermeille,
- Vous n'avez, sous les cieux, vu de beauté pareille
- A la mienne ? et que vous, onde pure, jamais
- Vous n'avez reflété plus d'attraits, plus de charmes,
- Qu'on n'en voit sur mon front nimbé d'or, où tu mets
- Plus de perles, ô Nuit! qu'Écho ne mit de larmes !
* : La première édition comprenanit les mots "lis" et "luciole" ; la seconde "lys" et "vers-luisants".
Jean Henry FABRE (1823-1915) : Le narcisse des poètes et l'âne
- Je suis l'idéal, je suis le rêve
- qui réchauffe le coeur et fait
- verdoyer les bourgeons de l'âme.
- Qui me cueille
- comble de joie
- ses jours ensoleillés par ma flamme. ...
Stuart MERRILL (1863-1915) : Ô narcisses et chrysanthèmes
- Ô narcisses et chrysanthèmes
- De ce crépuscule d'automne
- Où nos voix reprenaient les thèmes
- Tant tristes du vent monotone ! ...
Robert DESNOS (1900-1945) : Le Narcisse et la Jonquille
Antonio SPINELLI. 1864. Ce que disent les fleurs, sonnets. E. Dentu (Paris). p.111-112. - 2e éd 1884 : http://gallica.bnf.fr/...
- LA JONQUILLE
- Voici que s'ouvrent les Pervenches,
- Le gazon court sur les coteaux ;
- A l'aube on entend, sur les branches,
- Chanter en chœur les passereaux.
- Dans les prés verts, en robes blanches,
- Les jeunes filles - gais oiseaux -
- Vont venir danser, les dimanches,
- Aux sons des joyeux chalumeaux.
- Nés du soleil et des rosées,
- Déjà les Lilas, dans les airs,
- Balancent leurs grappes rosées,
- Et l'on voit près des ruisseaux clairs,
- - Qu'elles effleurent de leurs ailes -
- Voler les vertes demoiselles.
- II
- Aux zéphirs il est temps, mes sœurs,
- D'entr'ouvrir nos fraîches corolles ;
- Et, bien qu'ils soient légers, frivoles,
- De livrer nos douces senteurs.
- Car, - souriant ou l'œil en pleurs -
- L'Amour, bientôt, pour ses symboles,
- Va nous demander des paroles,
- Comme à toutes les autres fleurs.
Gaston BERRY : Jonquille (in : Chanter quand même...) *
- Honneur à vous, fraîches jonquilles,
- Corps d'émeraude et cloches d'or !
- Du Renouveau coquettes filles,
- Vous êtes timides encore !...
Hugues AUFRAY : Des jonquilles aux derniers lilas
- J'ai connu Émilie aux premières jonquilles.
- Elle était si jolie des jonquilles aux derniers lilas.
Francis CABREL : Répondez-moi
- Lui qui rêvait de champs d'étoiles, de colliers de jonquilles
- Pour accrocher aux épaules des filles ...
Sonia NIGOLIAN : Minuit *
(même symbolisme de l'enfance que 'Perce-Neige' de Nérée BEAUCHEMIN)
- Laisse-moi encore une fois redevenir cette petite fille
- A la robe jonquille des champs
Marcel PELTIER : illusion *
- l'union langoureuse d'une langouste
- fut-elle américaine
- et d'un bouquet de jonquilles rouges de colère
- Lorsqu'un sommeil de glace couvre ce pays fier,
- Les rêves des jonquilles font la peine petite
- Sous le blizzard mordant en froides stalactites.
- Les germes sont couvés dans une terre grise
- Afin qu'au mois de mai explosent les narcisses ;
Serge Tomé : Haiku, Des jonquilles (+ English translation)
Haiku, march rain (+ traduction française)
William WORDSWORTH : I wandered lonely as a cloud [1804] (Traduction française )
- I wandered lonely as a cloud
- That floats on high o'er vales and hills,
- When all at once I saw a crowd,
- A host, of golden daffodils;
- Beside the lake, beneath the trees,
- Fluttering and dancing in the breeze.
- Continuous as the stars that shine
- And twinkle on the milky way,
- They stretched in never-ending line
- Along the margin of a bay:
- Ten thousand saw I at a glance,
- Tossing their heads in sprightly dance.
- The waves beside them danced; but they
- Out-did the sparkling waves in glee:
- A poet could not but be gay,
- In such a jocund company:
- I gazed - and gazed - but little thought
- What wealth the show to me had brought:
- For oft, when on my couch I lie
- In vacant or in pensive mood,
- They flash upon that inward eye
- Which is the bliss of solitude;
- And then my heart with pleasure fills,
- And dances with the daffodils.
William Carlos Williams : Saint Francis Einstein of the daffodils [1921]
Paul Conneally : Haiku, a lost child
Sawako Nakano : Haiku, the farmer lady
Children's work : 17 Haiku : http://msjacoby.com/dafhaiku2006.html
36 Haiku : www.geocities.com/ljacoby_2000/dafhaiku.html