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Un prénom à l'étymologie "brillante". Kwmasdw poti Amarullida. Théocrite : Une cruelle indifférente. Formosam resonare doces Amaryllida silvas. Virgile : Une belle aux colères légendaires. Cruda Amarilli, che col nome ancora, d'Amar, ahi lasso! Amaramente insegni - Guarini. Une Bella Donna au cours des siècles (suite). Portraits // La musique et le chant d'Amaryllis. Après avoir été oubliée, Amaryllis revient en force dans la littérature moderne. Amaryllis, bella-donna, est aussi une belle plante ;-) Les symboles d'une fleur. |
| Etymologie. |
| On rapproche parfois le nom Amaryllis du verbe grec amaryssein : resplendir. |
| Théocrite (280 av. J.C.) Idylle du chevrier. (traductions : Léon Renier, 1847* - Leconte de Lisle - M. B. de L.) |
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Le chevrier ou Amaryllis
Je chante pour Amaryllis, alors que mes chèvres paissent sur la montagne sous la conduite de Tytire.
Tytire, ami de mon cœur, fais paître mes chèvres et conduis-les à la fontaine. Prends garde au bouc blanc de Libye, qu'il ne te frappe de ses cornes.Ô charmante Amaryllis, pourquoi, penchée pour regarder, à l'entrée de cette grotte, ne m'appelles-tu plus vers toi en me nommant ton doux ami ? Tu me hais peut-être, tu prends en mépris mon nez trop court et ma barbe trop longue ? je me pendrai de désespoir, ô nymphe, et c'est toi qui me fera mourir. Tiens, voilà dix pommes que je t'apporte : je les ai cueillies là où tu m'avait dit de les cueillir. Demain je t'en apporterai d'autres. Donne du moins un regard à ma souffrance ; oh ! que je voudrais être l'abeille bourdonnante ! Je traverserais le lierre et la fougère qui te dérobent à mes regards, je pénétrerais dans la grotte où tu te caches. Maintenant, je connais l'Amour ! c'est un dieu redoutable ; sans doute a t-il sucé le lait d'une lionne et sa mère l'a nourri dans les forêts ; il me brûle et verse la douleur jusque dans la moelle de mes os. Malheureux que je suis ! Hélas ! que vais-je devenir ? M'entends-tu seulement ? Je vais ôter mes vêtements, je monterai sur ce rocher d'où le pêcheur Olpis guette les thons, et de là je me précipiterai dans les flots ; si je meurs, ma mort du moins sera un bonheur pour toi. Je sais mon malheur, va ! Il n'y a pas longtemps encore que j'ai demandé à une feuille de pavot le secret de ton cœur, et la feuille pressée en vain sur mon coude s'est flétrie en restant muette. Agréo, la devineresse au crible, m'a dit aussi la vérité, lorsque, l'autre jour, elle marchais à coté de moi, en ramassant les épis ; elle m'a bien dit que je t'ai donné mon âme toute entière, et que je ne suis rien pour toi. Pourtant je te garde une chèvre blanche, mère de deux petits, que la servante de Mermnon, cette fille à la peau brune, me demande. Eh bien ! je la lui donnerai, puisque tu fais fi de mon amour. Mais j'ai senti un tressaillement à l'œil droit. Est-ce que je vais la voir ? je vais me coucher ici, près de ce pin, je chanterai, et peut-être me regardera t-elle : car après tous, elle n'est pas d'acier. Lorsque Hippomène voulut épouser la belle jeune fille, il courut avec des pommes dans les mains : Atalante vit ces fruits précieux, elle devint comme folle, elle ressentit un profond amour. Le devin Mélampus amena un troupeau de bœufs de l'Othrys à Pylos, et la charmante mère de la prudente Alphésibée se coucha dans les bras de Bias. Et Adonis le berger, n'inspira t-il pas à la belle Cythérée un si violent amour, que, cadavre inanimé, elle le pressait encore sur son sein ? Je porte envie à Endymion, celui qui dort d'un sommeil éternel. Je porte envie aussi, ô femme adorée, à Jasion, qui eut un bonheur que vous ne connaitrez jamais, ô profanes ! J'ai mal dans la tête ; mais que t'importe, à toi ? Je ne chanterai plus. Je vais me coucher là, je resterai gisant et les loups me dévoreront. Que cela soit à ton cœur comme du miel à ta bouche ! |
| Virgilius (70-19 av. J.C.), les bucoliques. (texte latin : http://virgil.org/texts/virgil/eclogues.txt) |
Silvestrem tenui musam meditaris avena ; Nos patriae fines et dulcia linquimus arua, Nos patriam fugimus. Tu, Tityre, lentus in umbra Formosam resonare doces Amaryllida silvas. Tityre, toi, allongé sous le couvert d'un large hêtre, tu médites sur ta flûte un petit air sylvestre ; moi, je quitte les doux champs, la terre de ma patrie, moi, je fuis ma patrie, et toi, Tityre, à l'ombre, nonchalant, tu enseignes aux bois à chanter en écho la beauté d'Amaryllis. Mais, pas plus que chez Théocrite, Amaryllis ne semble répondre à l'amour. Loin d'être aimante et douce, elle est même terriblement colérique :
arboribus venti, nobis Amaryllidis irae. (3. 80-81) Le loup est chose terrible pour les étables, la pluie pour la moisson mûre, le vent pour l'arbre, et pour nous la colère d'Amaryllis. http://www.julesferry.com/biblio/virgilebucoliques.pdf
Publius Ovidius Naso (v. - 43 à + 17) : Art de l'amour Ovide ne fait que deux très brèves citations littéraires de l'Amaryllis de Virgile E 2, 52. D'abord pour illustrer ses propos sur les cadeaux à faire pour entretenir l'amour (II, 267)* puis sur la couleur des vêtements (III, 182)*.
Envoie-lui ou des raisins ou de ces châtaignes qu'aimait Amaryllis; mais les Amaryllis de nos jours aiment peu les châtaignes. Clément Marot (1496-1544) : "la premiere Eglogue des Bucoliques Virgilianes, translatée (certes) en grande jeunesse." (http://gallica.bnf.fr/, 483 Ko)
Large, et espez, d'ung petit Chalumeau Chantes Chansons rustiques en beaulx Chantz: Et nous laissons (maulgré nous) les doulx champs, Et noz Pays. Toy oysif en l'umbrage Faiz resonner les forestz, qui font rage De rechanter apres ta Chalemelle: La tienne Amye Amarillis la belle... |
| La troisième naissance d'Amaryllis |
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Giovanni Battista Guarini (1538 - 1612) : Il Pastor Fido (tragi-comédie) [1590] Guarini est véritablement le troisième père d'Amaryllis, après Théocrite et Virgile. A la suite de son "Berger fidel", Amaryllis restera l'héroïne favorite des chansons et des romans pour un siècle et demi ! La réplique de Mirtillo à l'acte 1 scène 2 deviendra une chanson célèbrissime, "Cruda Amarilli", mise en musique par de nombreux compositeurs de l'époque qui l'inclurons dans leurs livres de madrigaux respectifs : Claudio Monteverdi, Luca Marenzio, Sigismondo D'India, Benedetto Pallavicino*.
Ce texte d'après l'acte 5 scène 8 a été mis en musique par Sigismondo D'India (Terzo Libro, 1615)*
se sospirando in flebili sussurri al nostro lamentar vi lamentaste, gioite anco al gioire, e tante lingue sciogliete quante frondi scherzando al suon di queste piene del gioir nostro aure ridenti. Cantate le venture e le dolcezze d'Amarilli e di Tirsi, avventurosi amanti. Anonyme (texte), musique Sigismondo D'India : O fugace, o superba - Il Terzo Libro de Madrigali
rapida e lieve, o più che marmo dura a le mie voci, ed all'incendio mio via più fredda che neve, Amarilli crudel, spietata e ria! Ove fuggi, o chi fuggi, o perché fuggi? Deh, ferma, ohimè, lo sbigottito piede, Amarilli, deh, torna, e ferma alquanto! Amarilli fugace, ove mi lasci? Anonyme (texte), musique Giulio Caccini (v. 1550-1618) : Amarilli, mia bella
Non credi, o del mio cor dolce desio, D'esser tu l'amor mio? Credilo pur: e se timor t'assale, Dubitar non ti vale. / prendi questo mio strale Aprimi il petto e vedrai scritto in core: Amarilli, Amarilli, Amarailli è il mio amore. Thomas Campian (1567-1620) : I Care Not for These Ladies (Elizabethan Songs - Airs élisabéthains)
Qui veulent être admirées et courtisées ! Donnez-moi la douce Amarillis, Joyeuse fille de la campagne. La nature dédaigne tout artifice, Sa beauté est toute naturelle.
Il y a d'abord des cris de refus, Mais jamais elle ne me refuse Quand elle est finalement dans mes bras. Si je fais la cour à Amarillis, Elle me donne des fruits et des fleurs, Mais si je courtise ces autres femmes, Il me faut leur offrir des choses précieuses ; Plutôt que de leur donner de l'or pour de l'amour Je choisis la fille de la nature, toute bronzée.
Ces autres femmes ont besoin d'oreillers, Et d'une couche façonnée par des mains étrangères. Donnez-moi une clairière ornée de saules, De la mousse et un lit de feuillage, Et Amarillis, fille douce et fraîche, Nourrie de bon lait et de miel doux.
Anonyme (texte), Antoine Boësset (1586-1643) : Divine Amaryllis (air de cours) [1632] (CD) .eps
ton teint brun comme il est fait honte à tous les lys Ta grace est admirable: Mais ta vertu qui passe ta beauté, Dessous le ciel n'a rien de comparable Que ma fidelité. Tes attraits sont pareils, Tes yeux que justement on nomme des soleils, Ont un ésclat semblable Mais ta vertu qui passe ta beauté, Dessous le ciel n'a rien de comparable Que ma fidelité. Bel astre des mortelz! Le ciel n'est point jaloux de te voir des autelz : N'est tu pas adorable? Et ta vertu qui passe ta beauté, Void elle rien qui luy soit comparable Que ma fidelité. Louis XIII (1601-1643), au temps des précieuses, a écrit ces petits poèmes en l'honneur de sa bien aimée Marie de Hautefort rebaptisée Amaryllis. +
Qu'à ton éclat rien n'est pareil, En cet aimable temps que tu fais le printemps, Mais quoi ! tu pâlis auprès d'Amaryllis. Mais le printemps pâlit Auprès d'Amaryllis ! ... Mais que sont les lys Auprès d'Amaryllis ? Charles Sorel (v.1600-1674) : Le berger extravagant [1627] (http://gallica.bnf.fr/, 1820 Ko)
Hircan luy avoüa que lors qu' il auroit un habit de fille, il pourroit bien mieux tromper le monde qu' en ayant un de garçon. La nymphe des eaux fut donc apellee pour le vestir. [...] Lysis estant sur le chemin songea quel nom il se donneroit. Il n en trouva point de plus doux ny de plus pastoral qu Amarylle, de sorte qu il le retint ; et comme il se regardoit par fois avec son habit de bergere, il disoit en soy-mesme, non, non, il n y a point de honte de prendre ce vestement quand l' amour le commande. [...] Quand elle se regardoit dans son miroir, il luy sembloit bien qu' elle estoit belle, et il ne s' en faloit guere qu' il ne luy avinst un mal aussi dangereux que celuy de Narcisse : car l' ame de Lysis aymoit ce visage d' Amarylle qu' elle voyoit. Cela faisoit qu' elle baisoit souvent la glace pour estre bouche à bouche avec cette bergere. John Milton (1608-1674) : Lycidas [1638]
To sport with Amaryllis in the shade ? [67-68] Jean de La Fontaine (1621-1695) : Aimons... (poème licencieux) Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Jean-François Marmontel (livret) : La guirlande (Ballet) [1751] *
Alexis Piron (1689-1773) : L' école des pères, acte 4 scène 5 (théâtre, comédie) (gallica.bnf.fr, 147 Ko) + Personnage de Nerine
tendre amour ! En ces lieux soupire une élégie. Charmante Amaryllis dont l' éclat sans pareil me paroît comparable à l'éclat du soleil ! L'heureux Myrthil t'attend sur l'herbette et la mousse. |
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Victor Hugo (1802-1885),
... Il achète tous ces murmures, Tout ce rêve, et, dans les taillis, L'écrasement des fraises mûres Sous les pieds nus d'Amaryllis. Théophile Gauthier (1811-1872) : Le Capitaine Fracasse, XII Le "Radis Couronné"
D'autres redescendaient la mine confuse, tandis que leur Amaryllis de rencontre faisait bouffer sa jupe de l'air le plus détaché du monde." NB. : L'emploi du nom, loin de son symbolisme habituel, est ici ironique puisque "le vice se permet parfois de n'avoir pas le nez mieux fait que la vertu" : Joseph Autran (1813-1877) : Amaryllis La jeune Lucy doit-elle son surnom à la fleur ? peut-être car, comme la belle tropicale, elle est faite pour briller dans les salons et dans la vie. Mais la morale de ce texte édifiant la conduira sur d'autres voies :
A la perle : Demeure au font des vastes flots Au lis épanoui dans quelque vallon clos : Eblouissante fleur, vis et meurs inconnue ! Charles-Marie Leconte de Lisle (1818-1894) : Les éolides
Au temps où l'abeille murmure Et vole à la coupe des lys, Le Mantouan, sous la ramure, Vous a parlé d'Amaryllis. Théodore de Banville : Les Cariatides 1839-1842, Livre troisième
Beauté dont je voudrais éterniser la gloire, Vous sur qui notre maître eût jeté plus de lys Que devant Galatée ou sur Amaryllis, Vous qui d'un blond sourire éclairez toutes choses Et dont les pieds polis sont pleins de reflets roses, Hier vous étiez belle, en quittant votre bain, à tenter les pinceaux du bel ange d'Urbin. [...] Les bergers Amaryllis rit au pâtre Daphnis, [...] Phyllis accourt vers le chant qui l'attire Et sous le hêtre on entend gazouiller, Comme un oiseau, la flûte de Tityre. La Statue de Victor Hugo ... Descendant pour lui du Taygète Dans la vallée où sont les lys, L'Églogue les cueille, et les jette Sur les pieds blancs d'Amaryllis ... Edwin Arlington Robinson (1869-1935) : Amaryllis (poème)
"Come, friend, and see the grave that I have made For Amaryllis." [...] It made me lonely and it made me sad To think that Amaryllis had grown old. |
| Portraits |
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Abraham Bloemaert (1564-1651) : Amaryllis & Mirtillo * (peinture) [1635] Une tenture du début du XVIIe siècle montre une scène de l'intrigue entre Amaryllis et Corisque amoureuses du berger Myrtil et la tentative d'enlèvement de la rivale par un satyre ami d'Amaryllis. William Holman Hunt (1827-1910) : Amaryllis (The Shepherdess) [1885] |
| La musique et le chant d'Amaryllis |
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Ensemble Vocal Amaryllis Orchestre Amaryllis (Joël Sibille, direction) Ensemble Amarillis (H.&O. Gaillard, V. Cochard) The Amaryllis Consort & Amaryllis Chamber Choir (Charles Brett) The Amaryllis Ensemble Ensemble Amaryllis (DK) |
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Luca Marenzio (1553-1599) : Cruda Amarilli (Guarini, Il pastor fido) Benedetto Pallavicino (1551-1601) : Crud'Amarilli - Il sesto libro de madrigali a cinque voci [1600] Claudio Monteverdi (1567-1643) : Cruda Amarilli (madrigal, livre V) [1603]
O fugace, o superba (texte anonyme) Il Terzo Libro de Madrigali *
♫ : Pages sonores.
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♫ http://members.aol.com/cornetto45/cj/cjmusic.html (4 à 6 Ko) (autre présentation)
Louis XIII (1601-1643) : Amaryllis. +
Henry Ghys (1839-1908) est l'auteur de l'arrangement le plus couramment joué. ♫ http://jukunen.azt.ac/~aquarius/wrldfolksong/amaryls.htm
Harry Bache Smith (1860-1936) : Amaryllis (comédie musicale) Victor Herbert (1859-1924), Harry B. Smith : Amaryllis / Prince Ananias (opérette) [1894] André Gailhard (1885-1966) : Amaryllis (opéra) [1906] William Howard Schuman (1910-1992) :
- Amaryllis (variation pour trio à corde avec voix) [1964] - Concerto sur d'anciennes chansons anglaises (avec chœurs) [1974] - Amaryllis (variation pour cordes sur une chanson anglaise) [1976] Ingrid Drese : Amaryllis * [1996] M. Crispell / A. Peacock / P. Motian : Amaryllis (disque de jazz, ECM/Universal) [2001] (Voir plus haut 6 chansons et le ballet la guirlande) |
| Littérature, théâtre et film d'aujourd'hui |
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Hélène Abert : Amaryllia (roman) [1980] éd. de Trévise, Paris. Elinor Glyn : Ardente Amaryllis (roman) [Traduit : 1981] J'ai Lu (n°1240). James Melville : Sayonara, douce Amaryllis (roman policier) [1983] Traduit de l'anglais (10/18). Samantha Harvey : Le chant d'Amaryllis (roman) [1986] Traduit de l'anglais (Coll. Harlequin n° 693) Nathalie Babbitt : Les yeux de l'Amaryllis (roman) [1987] (Gallimard)
Paul West : Sporting with Amaryllis [1996] = Amaryllis ma muse (Gallimard)
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| Un nom de bergère pour l'étoile du cavalier |
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Deux hypothèses se disputent l'origine du nom : - L'hypothèse la plus anciennement admise rappelle que ces fleurs étaient appelées bella donna en Italie. Le nom Amaryllis, qui est à cette époque le nom de la personnification de la belle femme pour ceux qui ont fait leurs humanités, s'est alors naturellement imposé pour remplacer ou compléter ce nom vernaculaire. - Le nom portugais de la couleur jaune a put être donnée à une fleur jaune originaire de l'ancien monde Quelle était l'Amaryllis belladonna de Linné, un Hippeastrum ou l'actuelle Amaryllis ? Lorsque Linné emploie le nom Amaryllis en 1735 puis en 1753 (au yeux du code de nomenclature les noms publiés avant 1753 ne sont pas valides) ce nom remplace le genre Lilio-narcissus de Tournefort. Il désigne alors un genre vaste et hétérogène. De nombreuses plantes en seront progressivement séparées par création de nouveaux genres. Finalement il reste des plantes sud américaines et une espèce de la région du cap, en Afrique du Sud. Celles-ci sont séparées en deux genres bien distincts. Commence alors une dispute qui dura deux siècles : lequel de ces deux genres a légitimement droit au doux nom d'Amaryllis ? Celui qui comprend l'espèce A. belladonna. Mais quelle est l'identité de cette espèce, pseudo-mystère. Un échantillon d'herbier non étiqueté de la plante du Cap sera considéré comme prouvant que c'est ce que Linné voulait appeler A. belladonna (!) D'autres arguments d'aussi mauvaise fois et l'article 14 du code de nomenclature (qui permet d'interdire un emploi juste d'un nom et d'en imposer un fautif) aboutiront à un résultat navrant. En 1984 une demande de "conservation" (art. 14) est déposée et sera acceptée par le Congrès International du Comité de Nomenclature de 1987. Le nom de la bergère antique revient donc à l'espèce sud-africaine. L'autre genre se voit ainsi affublé définitivement et sans espoir du nom hideux que créa Herbert en 1821 : Hippeastrum (l'étoile du cavalier). On a établi depuis 1987 avec assez de certitude que cette décision est contraire à l'intention de Linné, cependant le code de nomenclature ne permet pas de revenir sur la chose jugée... |
| 24 Vendémiaire (15 octobre) |
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Dans le calendrier républicain de 1793, le 24 vendémiaire
(le mois des vendanges) portait le nom d'Amaryllis, la fleur, non la bergère. Il ne s'agissait pas de l'actuelle Amaryllis mais de la Grenésienne, Amaryllis sarniensis (aujourd'hui Nerine sarniensis), ainsi que l'indiquent les commentaires du calendrier :
NB.: Amaryllis devient ici un prénom en tant que nom de fleur, non pas comme nom de l'antiquité ! Cependant, tous les emplois littéraires ultérieurs du prénom font référence à Virgile, non à la fleur. |
| L'amaryllis à Noël : |
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" Le jour de la naissance de Jésus, les anges descendirent du Ciel, afin d'annoncer le Sauveur, avec de magnifiques trompettes.
Les anges voulaient laisser un souvenir de cette joyeuse annonce. Aussi ils créèrent la magnifique fleur d'Amaryllis,
lui donnant la forme d'une trompette, de sorte que le monde n'oublie jamais ce jour glorieux. "
C'est ainsi que l'éblouissante Amaryllis annonce l'époque de Noël et est devenu l'ornement gracieux les fêtes de fin d'années.
Traduit d'après :
www.roman.com/gifts/holtrad/amaryllis.htm
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| Langage des fleurs : beauté, coquetterie, fierté... |
| 17 | fierté (13), vanité (2), orgueil (1), arrogance (1) |
| 16 | artifices |
| 10 | coquetterie (4), rose : vous êtes trop coquette / rouge : vous êtes trop courtisée (6) |
| 5 | désespoir (4), amertume (1) |
| 3 | infidélité (2), inconstance (1) |
| 3 | désir (2), séduction (1) |
| 2 | beauté rayonnante |
| 1 | rouge : vous vous jouez de mon amour / rose : je vous aime malgré votre caractère superficiel. |
| 1 | je suis fier de vous |
| 1 | amour amoindrit |
| Papillons |
| Amaryllis, au masculin, est aussi le nom d'un papillon très commun : Pyronia tithonus L.
http://pagesperso-orange.fr/papillon.macro/amaryllis.htm (Myrtil désigne une espèce voisine : Maniola jurtina L.) |