La fleur, appareil reproducteur de la plante, peut-être analysé comme est un rameau de feuilles spécialisées : tépales, étamines et carpelles (ovaire). Celles ci sont disposées en étages successifs constituant respectivement le périanthe, l'androcée et le gynécée.
Chaque étage ou verticille est composé d'un nombre fixe d'éléments (3) appelé degré de mérie. Ces éléments sont disposé selon une symétrie radiale ou bilatérale.
Des anomalies de différentiation peuvent conduire à diverses malformations ou tératologies.
= Enveloppe florale. (Pétale et sépales = feuilles stériles protégeant les organes reproducteurs et attirant les pollinisateurs)
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Nombre : Deux verticilles de 3 étamines. Parfois 5 étamines seulement chez Grifinia par perte de l'étamine en regard du tépale supérieur. Trois étamines et 3 staminodes chez Zephyranthes minima ssp. minima. Jusqu'à 18 et plus, par dédoublement, dans le genre Gethyllis (gethyllis_afra_flower2.shtml) |
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Filets: partie basale stérile de l'étamine, portant à son extrémité l'anthère. |
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Filets libres
Filets adnés au périanthe Filets adnés au style Base des filets élargies Base des filets élargies et soudées en une couronnes staminales ou Parandroecium (à distinguer du parapérigone). Au XVIIIe siècle les Amaryllidaceae à parandroecium étaient regroupées dans le genre Pancratium, hétérogène et plus tard divisé. En 1963 ce sera encore un caractère distinctif de l'infra famille Pancratioidinae, aujourd'hui caduque! Un tel caractère existe en fait dans toutes les grandes lignées naturelles de la famille. |
| Anthère: partie renflée au sein de laquelle est produit le pollen. Forme deux petits sacs longitudinaux. |
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Déhiscence : ouverture des anthères qui libère le pollen permettant son contact avec les pollinisateurs. Habituellement longitudinale, sur toute la longueur de l'anthère. Chez Galanthus et Leucojum la déhiscence est limité à l'apex : hirc.botanic.hr/kormofita/Praktikum/Galan_niv5.htm Voir aussi : Pollen |
La fleur se compose de parties (meros en grec) semblables. La mérie ou degré de mérie est le nombre de ces parties.
Chez les Amaryllidaceae, comme chez beaucoup de monocotylédones, chaque étage ou verticille des fleurs est composé de 3 parties : Il y a ainsi 3 tépales externes et 3 tépales internes, 3+3 étamines et 3 carpelles (formant les 3 loges de l'ovaire et terminés par un stigmate trilobé). Les fleurs sont donc "trimères". On dit encore qu'elles sont construites sur le type 3.
Les anomalies de mérie ne sont pas rares. Les fleurs comptent plus (pleion) de parties : fleurs "pléiomères" (tétramères avec 4) ou moins (bimères avec 2). L'anomalie ne se retrouve habituellement pas l'année suivante, ni dans la descendance, et semble être un simple accident de formation de l'ébauche florale. (Mais on voit parfois toutes les fleurs d'un pied présenter la même anomalie, avec alors probablement un déterminisme génétique.)
Narcissus pseudonarcissus tétramère, avec son stigmate à 4 lobes. (Courcelles.)
Narcissus poeticus bimère, avec ses 2 + 2 étamines. (Artuby.)
Notions générales : tératologie, gènes homéotiques et ontogenèse florale.
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