L'espèce la plus connue, Galanthus nivalis, largement cultivée, est originaire de l'Europe, depuis la France jusqu'en Ukraine et en Turquie d'Europe. Dix-huit autres espèces de Galanthus se rencontrent dans le Caucase, l'Asie mineure et l'Europe du sud.
Dans les jardins, cette espèce est précieuse pour sa floraison durant la saison froide, comme une messagère annonçant le retour du printemps.
Publication : Species Plantarum 1: 288. 1753.
Type : G. nivalis L.
Dérivation : Du grec gala lait et anthos, pour la blancheur des fleurs.
Synonymes : Acrocorion Adanson 1763, Galactanthus Lemaire in A.C.V.D. Orbigny 1845, Chianthemum O. Kuntze 1891.
Espèces : 19 (Series et Subseries selon Davis).
Series Galanthus
Series Latifolii Subseries Glaucaefolii
Series Latifolii Subseries Viridifolii
Affinitées incertaines
Noms communs : (Voir aussi les noms français de Galanthus nivalis et Leucojum vernum.)
Genre principalement Nord-Est-méditerranéen.
Une majorité d'espèces est originaire du Caucase : alpinus, angustifolius, krasnovii, lagodechianus, platyphyllus, rizehensis, woronowii et transcaucasicus. Ce dernier s'étendant à l'est jusqu'au Sud-Est de la mer Caspienne, en Iran, limite orientale du genre.
Bon nombre poussent plus au sud, en Turquie : koenenianus au nord, trojanus au nord-ouest, cilicicus et peshmenii au sud, fosteri depuis le nord de la Turquie jusqu'au Liban et peut-être en Israel. Certaines s'étendent sur la Turquie, les Balkans et la Crimée : elwesi, gracilis, plicatus. - G. ikariae est limité aux îles de la mer Egée.
Du Péloponnèse au sud de la Bosnie ainsi qu'en Sicile vit le précoce reginae-olgae. Enfin, notre nivalis croit des rives de la Mer-Noire jusqu'aux Pyrénées, étant le plus occidental, mais aussi le plus septentrional. Il possède ainsi la plus vaste aire de répartition.
Millieu de vie : Les espèces de Galanthus habitent également les forêts caduques, avec des variantes selon leur région d'origine. Dans les régions les plus méridionales les populations sont limitées aux lieux les plus frais, gorges ombragées, bords de cours d'eau. En montagne on les rencontre dans les espaces ouverts, voire au-dessus de l'étage des arbres : G. platyphyllus vit dans le Caucase jusqu'à 2 600 m où il fleurit après la fonte des névés, parfois jusqu'en juillet.
G. nivalis pousse dans les bois humides.
G. nivalis est assez rare en France, surtout présent dans l'Ouest. L'espèce est protégés dans plusieurs département (voir site INPN).
Les perce-neige rencontrés sont souvent subspontanés et non indigènes. La préférence du perce-neige pour les sols riches en azote (pollués par la présence humaine ou l'élevage) lui a en effet permit de s'implanter autour des villages et anciens lieu d'habitation et d'y persister dans les bois succédant à l'abandon des terres (ormaie rudérales). De même il s'installe dans les bois visités par les citadins autour des grandes villes, où le sol et la flore évoluent vers le même état.
Les 2 feuilles que donne chaque bulbe, de 0,8 cm de large et 15 cm de long environ, ont une surface légèrement glauque, en particulier sur la ligne médiane. Feuilles et hampe florale apparaissent dans le même temps et atteignent la surface du sol protégées dans une gaine.
La fleur solitaire pend à l'extrémité d'un fin pédicelle courbe. Celui-ci naît, au sommet d'une hampe de 15 cm, entre 2 bractées soudées enveloppant d'abord la future fleur puis se rompant longitudinalement, laissant une "spathe" courbe. La fleur est composée de tépales externes et internes biens distincts.
Les 3 tépales externes sont oblongs, à face externe fortement convexe (goutte de lait) et entièrement blancs.
Les 3 tépales internes sont presque moitié plus court, échancrés à l'extrémité, plats et surtout marqués de vert : Leur face externe porte une marque verte en forme de "u" parallèle à l'échancrure (ou sinus) et leur face interne porte environ 8 stries longitudinales vert pâle.
Les 6 étamines jaunes sont groupées au cœur de la fleur. Les sacs polliniques s'ouvrent à leur extrémité, laissant tomber le pollen sur la tête des abeilles qui les bousculent.
L'ovaire globuleux brillant est bien visible "à l'extérieur" de la fleur (ovaire infère). Il donnera un fruit spongieux vert pâle, de 1 cm, finissant de mûrir sur le sol.

Les principaux caractères permettant de distinguer les 19 espèces :
La nivéole printanière Leucojum vernum, de même taille, de même allure, poussant dans de semblables lieux mi-ombragés humides et fleurissant en même temps, peut être confondue. On l'appelle d'ailleurs perce-neige dans certaines régions
On la distingue aisément : ses 6 tépales sont égaux et portent tous une marque verte à l'extrémité, ses feuilles sont plus nombreuses, de 4 à 6 au lieu de 2.
Graines / Seed